21 mars 2026 L'équipe Muzisecur

ADAMI et SPEDIDAM : le guide complet pour les artistes-interprètes

ADAMI et SPEDIDAM : le guide complet pour les artistes-interprètes

Tu enregistres des morceaux, tu joues sur scène, tu participes à des sessions studio. Mais est-ce que tu touches réellement tous les droits qui te reviennent en tant qu’artiste-interprète ? Si tu ne connais pas l’ADAMI et la SPEDIDAM — ou pire, si tu confonds les deux — il y a de fortes chances que tu laisses de l’argent sur la table. Chaque année, des millions d’euros de droits ne sont pas réclamés par les artistes-interprètes, simplement parce qu’ils ne savent pas à quel organisme s’inscrire ni comment déclarer leurs participations.

Dans ce guide, on t’explique tout : la différence entre ADAMI et SPEDIDAM, qui peut s’inscrire, comment déclarer tes sessions et tes concerts, quelles aides sont disponibles, et surtout comment éviter les erreurs qui te coûtent de l’argent.


Introduction : pourquoi tu dois connaître l’ADAMI et la SPEDIDAM

En France, les droits des artistes-interprètes sont gérés par deux organismes de gestion collective (OGC) distincts : l’ADAMI (Administration des Droits des Artistes et Musiciens Interprètes) et la SPEDIDAM (Société de Perception et de Distribution des Droits des Artistes-interprètes). Ces deux structures sont complémentaires mais ne s’adressent pas aux mêmes profils.

Contrairement à la SACEM qui gère les droits d’auteur (composition, paroles), l’ADAMI et la SPEDIDAM gèrent les droits voisins — c’est-à-dire les droits liés à l’interprétation d’une oeuvre. Si tu chantes un morceau, que tu joues de la guitare sur un album ou que tu fais les choeurs en studio, tu as des droits d’interprète. Et ces droits génèrent de l’argent.

À retenir : Les droits d’auteur (SACEM) et les droits voisins (ADAMI/SPEDIDAM) sont deux choses totalement différentes. Tu peux toucher les deux si tu es à la fois auteur-compositeur ET interprète.


C’est quoi un artiste-interprète ?

Avant de parler d’inscription, clarifions la notion d’artiste-interprète. Selon le Code de la propriété intellectuelle (article L.212-1), l’artiste-interprète est la personne qui représente, chante, récite, déclame, joue ou exécute de toute autre manière une oeuvre littéraire ou artistique.

Concrètement, ça inclut :

  • Les chanteurs et chanteuses (solistes ou choristes)
  • Les musiciens (guitaristes, batteurs, claviéristes, bassistes, etc.)
  • Les rappeurs et rappeuses
  • Les comédiens et comédiennes (doublage, cinéma, théâtre)
  • Les danseurs et danseuses
  • Les chefs d’orchestre et directeurs musicaux

Ce qui distingue un artiste-interprète d’un auteur-compositeur, c’est qu’il ne crée pas l’oeuvre : il l’interprète. Bien sûr, dans beaucoup de cas, la même personne est à la fois auteur, compositeur et interprète — c’est le fameux statut ACI (Auteur-Compositeur-Interprète). Dans ce cas, tu peux être inscrit à la SACEM ET à l’ADAMI ou la SPEDIDAM.

La distinction clé : artiste principal vs artiste accompagnateur

C’est cette distinction qui détermine à quel organisme tu dois t’inscrire :

  • Artiste principal : celui dont le nom figure sur la pochette, qui est identifié comme l’interprète principal du phonogramme. C’est le chanteur lead, le soliste, l’artiste sous contrat avec le label. Il relève de l’ADAMI.

  • Artiste accompagnateur : celui qui participe à l’enregistrement ou au concert sans être identifié comme artiste principal. C’est le guitariste de session, le choriste, le musicien additionnel. Il relève de la SPEDIDAM.

À retenir : Ce n’est pas ton talent qui détermine ton organisme, c’est ton rôle sur l’enregistrement. Un guitariste virtuose qui joue sur l’album d’un autre artiste est un accompagnateur au sens de la SPEDIDAM.


L’ADAMI : l’organisme des artistes principaux

L’ADAMI (Administration des Droits des Artistes et Musiciens Interprètes) a été créée en 1955. Elle gère les droits des artistes-interprètes principaux — ceux dont le nom est crédité sur le phonogramme ou la production audiovisuelle.

Qui peut s’inscrire à l’ADAMI ?

  • Les chanteurs et chanteuses solistes
  • Les artistes dont le nom apparaît sur la pochette de l’album
  • Les rappeurs et rappeuses en tant qu’artistes principaux
  • Les comédiens (cinéma, télévision, doublage)
  • Les danseurs identifiés comme solistes
  • Les chefs d’orchestre

Comment l’ADAMI répartit les droits

L’ADAMI utilise un système de répartition basé sur la notoriété et la diffusion. Concrètement, plus tes titres sont diffusés (radio, TV, streaming, lieux publics), plus tu touches de droits. L’ADAMI identifie les diffusions grâce aux relevés de diffusion fournis par les radios, les chaînes TV et les plateformes.

La répartition prend en compte :

  • Le nombre de diffusions de tes titres
  • Les supports sur lesquels tu es crédité (albums, singles, compilations)
  • Les utilisations secondaires (publicités, films, synchronisation)

Les montants : à quoi s’attendre

Les montants varient énormément d’un artiste à l’autre. Un artiste avec une forte rotation radio peut toucher plusieurs milliers d’euros par an via l’ADAMI. Un artiste émergent avec quelques titres en catalogue touchera peut-être quelques dizaines ou centaines d’euros. Mais c’est de l’argent qui t’est dû et que tu ne touches pas si tu ne t’inscris pas.


La SPEDIDAM : l’organisme des musiciens accompagnateurs

La SPEDIDAM (Société de Perception et de Distribution des Droits des Artistes-interprètes) a été créée en 1959. Elle gère les droits des artistes-interprètes qui ne sont pas identifiés comme artistes principaux sur les enregistrements.

Qui peut s’inscrire à la SPEDIDAM ?

  • Les musiciens de session (guitaristes, batteurs, claviéristes, etc.)
  • Les choristes et backing vocaux
  • Les musiciens d’orchestre
  • Les figurants dans des productions audiovisuelles
  • Les danseurs de corps de ballet
  • Tout artiste-interprète participant à un enregistrement sans être crédité comme artiste principal

Comment la SPEDIDAM répartit les droits

Contrairement à l’ADAMI qui se base sur la notoriété et la diffusion, la SPEDIDAM fonctionne principalement sur la base du temps de travail déclaré. Chaque artiste inscrit déclare ses sessions d’enregistrement et ses prestations live, et la répartition se fait en fonction du volume d’activité.

La SPEDIDAM répartit :

  • La rémunération pour copie privée (taxe sur les supports vierges)
  • La rémunération équitable (diffusion dans les lieux publics)
  • Les droits exclusifs cédés collectivement

Un point essentiel : la déclaration de sessions

À la SPEDIDAM, c’est toi qui déclares tes participations. Si tu joues de la basse sur 15 albums dans l’année mais que tu ne déclares rien, tu ne touches rien. C’est la principale erreur des musiciens accompagnateurs : ils pensent que les droits arrivent automatiquement. Ce n’est pas le cas.

À retenir : À la SPEDIDAM, pas de déclaration = pas de rémunération. C’est aussi simple que ça. Garde une trace de toutes tes sessions et déclare-les systématiquement.


ADAMI vs SPEDIDAM : le tableau comparatif

Voici un récapitulatif clair des différences entre les deux organismes :

Tableau comparatif ADAMI vs SPEDIDAM critères inscription répartition aides

Comparatif ADAMI vs SPEDIDAM : les critères clés en un coup d’oeil.

CritèreADAMISPEDIDAM
Public cibleArtistes principauxArtistes accompagnateurs
ExemplesChanteur lead, soliste, comédienSessioniste, choriste, figurant
Base de répartitionNotoriété + diffusionTemps de travail (sessions déclarées)
InscriptionGratuite, en ligneGratuite, en ligne
DéclarationPhonogrammes + audiovisuelSessions d’enregistrement + live
Aides financièresProjets artistiques, tournées, créationFormation, création, diffusion
Revenus collectésCopie privée, rémunération équitable, droits exclusifsCopie privée, rémunération équitable, droits exclusifs
Nombre d’adhérents~40 000~60 000

Comment s’inscrire à l’ADAMI ou à la SPEDIDAM

L’inscription aux deux organismes est gratuite et se fait en ligne. Voici les étapes concrètes.

Parcours inscription ADAMI SPEDIDAM étapes documents validation

Les étapes pour t’inscrire et commencer à percevoir tes droits d’interprète.

Inscription à l’ADAMI

  1. Rends-toi sur adami.fr et crée ton compte artiste
  2. Remplis le formulaire d’adhésion avec tes informations personnelles
  3. Fournis les justificatifs :
    • Pièce d’identité en cours de validité
    • RIB (pour le versement des droits)
    • Justificatif d’activité artistique (contrat d’enregistrement, pochette d’album avec ton nom, lien vers tes titres sur les plateformes)
  4. Signe le mandat de gestion qui autorise l’ADAMI à collecter et répartir tes droits
  5. Attends la validation : le traitement prend généralement 2 à 4 semaines

Inscription à la SPEDIDAM

  1. Rends-toi sur spedidam.fr et accède à l’espace d’inscription
  2. Remplis le formulaire avec tes coordonnées et ton activité artistique
  3. Fournis les justificatifs :
    • Pièce d’identité
    • RIB
    • Attestation de participation à un enregistrement ou contrat de session
  4. Signe le mandat de gestion
  5. Reçois ton numéro d’adhérent après validation

Les documents à préparer

Pour les deux organismes, prépare en amont :

  • Une pièce d’identité valide (CNI, passeport)
  • Un RIB à ton nom
  • Des preuves d’activité : contrats, feuilles de présence, crédits d’album, captures d’écran des plateformes de streaming
  • Ton numéro de sécurité sociale

À retenir : L’inscription est gratuite et ne t’engage à rien financièrement. Il n’y a aucune cotisation annuelle. Tu n’as littéralement aucune raison de ne pas t’inscrire si tu es artiste-interprète.


Comment déclarer tes participations

L’inscription ne suffit pas. Pour toucher tes droits, tu dois déclarer régulièrement tes participations aux enregistrements et aux performances.

Déclaration à l’ADAMI

À l’ADAMI, la déclaration concerne tes phonogrammes (enregistrements musicaux) et tes vidéogrammes (clips, films, séries). Pour chaque enregistrement, tu dois fournir :

  • Le titre du morceau ou de la production
  • Le nom de l’artiste principal (toi, en l’occurrence)
  • Le label ou producteur
  • Le code ISRC du titre (si disponible)
  • La date de sortie

Tu peux effectuer ces déclarations directement depuis ton espace personnel sur le site de l’ADAMI. L’organisme croise ensuite ces informations avec les relevés de diffusion pour calculer tes droits.

Déclaration à la SPEDIDAM

À la SPEDIDAM, tu déclares tes sessions d’enregistrement et tes prestations live. Pour chaque session, indique :

  • La date de la session
  • Le lieu d’enregistrement ou de concert
  • Le nom de l’artiste principal pour lequel tu as joué
  • Ton instrument ou rôle
  • La durée de la session
  • Le producteur ou organisateur

La SPEDIDAM met à disposition des formulaires de déclaration en ligne. Plus tes déclarations sont précises et régulières, plus tu maximises tes droits.

La fréquence idéale

Ne laisse pas les déclarations s’accumuler. L’idéal est de déclarer au fil de l’eau, après chaque session ou chaque sortie. Si tu attends la fin de l’année pour tout déclarer d’un coup, tu risques d’oublier des participations — et donc de perdre de l’argent.

À retenir : Crée-toi une routine : après chaque session studio, chaque concert ou chaque sortie de titre, prends 5 minutes pour faire ta déclaration. C’est un investissement minime pour un retour potentiellement significatif.


Les sources de revenus de l’artiste-interprète

D’où vient concrètement l’argent que l’ADAMI et la SPEDIDAM te reversent ? Il y a trois grandes sources de revenus.

Sources de revenus artiste-interprète copie privée rémunération équitable droits exclusifs aides

Les quatre flux de revenus gérés par l’ADAMI et la SPEDIDAM.

1. La rémunération pour copie privée

Chaque fois qu’un consommateur achète un support vierge (clé USB, disque dur externe, smartphone, tablette), une taxe est prélevée. Cette taxe compense le fait que le consommateur va probablement copier des oeuvres protégées sur ce support. Une partie de cette taxe revient aux artistes-interprètes via l’ADAMI et la SPEDIDAM.

En 2025, la copie privée a généré plus de 300 millions d’euros de collecte globale, dont une part significative revient aux artistes-interprètes.

2. La rémunération équitable

Quand ta musique est diffusée dans un lieu public — un bar, un restaurant, un magasin, une salle d’attente, une radio — l’établissement paie une redevance appelée rémunération équitable. Cette redevance est collectée par la SPRE (Société pour la Rémunération Équitable), puis redistribuée aux artistes-interprètes via l’ADAMI et la SPEDIDAM.

3. Les droits exclusifs

Quand un de tes enregistrements est utilisé dans une publicité, un film, une série, un jeu vidéo ou toute autre utilisation secondaire, des droits sont générés. Ces droits sont collectés et répartis par l’ADAMI et la SPEDIDAM selon le type d’utilisation.

4. Les 25 % dédiés aux aides

La loi impose à l’ADAMI et à la SPEDIDAM de consacrer 25 % des sommes collectées au titre de la copie privée à des actions d’aide à la création, à la diffusion du spectacle vivant et à la formation. C’est ce qui finance les programmes d’aides dont on parle dans la section suivante.


Les aides financières disponibles

Au-delà de la simple répartition des droits, l’ADAMI et la SPEDIDAM proposent des programmes d’aides et de subventions très concrets pour les artistes-interprètes.

Les aides de l’ADAMI

L’ADAMI finance des projets artistiques à travers plusieurs dispositifs :

  • Aide à la création de spectacle vivant : jusqu’à 15 000 EUR pour monter un spectacle (musique, théâtre, danse)
  • Aide à l’enregistrement : financement partiel de la production d’un album
  • Aide à la captation audiovisuelle : pour filmer un concert ou un spectacle
  • Aide aux festivals : soutien aux événements qui programment des artistes-interprètes
  • Prix et récompenses : l’ADAMI décerne chaque année des prix qui récompensent des artistes émergents

Les aides de la SPEDIDAM

La SPEDIDAM dispose également d’un budget d’aide conséquent :

  • Aide à la diffusion du spectacle vivant : financement de tournées et de concerts
  • Aide à la production phonographique : soutien à l’enregistrement d’albums
  • Aide à la formation professionnelle : financement de formations pour les artistes-interprètes (masterclasses, stages techniques)
  • Aide d’urgence : soutien financier ponctuel pour les artistes en difficulté
  • Aide aux structures : financement d’organismes qui accompagnent les artistes-interprètes

Comment candidater

Les dossiers de demande d’aide sont disponibles sur les sites de l’ADAMI et de la SPEDIDAM. Chaque programme a ses propres critères et ses propres dates de dépôt (généralement plusieurs sessions par an). Les commissions d’attribution examinent les dossiers et notifient les résultats sous quelques semaines.

À retenir : Les aides de l’ADAMI et de la SPEDIDAM sont souvent méconnues, mais elles représentent des montants significatifs. Si tu prépares un album, une tournée ou un clip, vérifie systématiquement si tu es éligible à une aide.


Les erreurs les plus fréquentes

Après des années d’accompagnement d’artistes, voici les erreurs qu’on voit le plus souvent concernant l’ADAMI et la SPEDIDAM.

1. Ne pas s’inscrire du tout

C’est l’erreur numéro un. Beaucoup d’artistes pensent que les droits d’interprète arrivent automatiquement, comme les droits SACEM. Ce n’est pas le cas. Si tu n’es pas inscrit à l’ADAMI ou à la SPEDIDAM, tu ne touches rien. Et les sommes non réclamées sont redistribuées aux autres adhérents après un délai de prescription.

2. S’inscrire au mauvais organisme

Un chanteur qui s’inscrit à la SPEDIDAM au lieu de l’ADAMI, un sessioniste qui s’inscrit à l’ADAMI au lieu de la SPEDIDAM. Ça arrive plus souvent qu’on ne le pense. Le résultat : tes déclarations ne correspondent pas à ton profil, et tes droits ne sont pas correctement répartis.

3. Oublier de déclarer

Tu es inscrit, c’est bien. Mais si tu ne déclares pas tes participations, le système ne peut pas savoir que tu as joué sur tel album ou tel concert. Résultat : zéro euro.

4. Déclarer en retard ou de manière incomplète

Les déclarations tardives ou incomplètes (sans code ISRC, sans nom de producteur, sans date précise) ralentissent le traitement et peuvent réduire tes droits. Sois rigoureux.

5. Confondre droits d’auteur et droits voisins

L’ADAMI et la SPEDIDAM ne remplacent pas la SACEM. Si tu es auteur-compositeur-interprète, tu dois être inscrit aux deux systèmes : la SACEM pour tes droits d’auteur, et l’ADAMI ou la SPEDIDAM pour tes droits d’interprète.


Peut-on être inscrit aux deux ?

Oui, absolument. Si tu es à la fois artiste principal sur certains projets et musicien accompagnateur sur d’autres, tu peux — et tu dois — être inscrit aux deux organismes.

Exemple concret : tu es le chanteur et leader de ton propre groupe (tu es artiste principal → ADAMI), mais tu joues aussi de la guitare sur les albums d’autres artistes en tant que sessioniste (tu es accompagnateur → SPEDIDAM).

Dans ce cas, tu déclares :

  • Tes propres enregistrements à l’ADAMI
  • Tes sessions pour d’autres artistes à la SPEDIDAM

C’est parfaitement légal et même recommandé. Ne laisse aucun droit de côté.


Comment Muzisecur gère tout ça pour toi

Soyons honnêtes : entre l’inscription, les déclarations régulières, le suivi des sessions, la vérification des codes ISRC, les demandes d’aide et les échéances administratives, la gestion de tes droits d’interprète peut vite devenir un cauchemar administratif.

C’est exactement pour ça que Muzisecur existe.

Ce que Muzisecur prend en charge

  • L’inscription à l’ADAMI et/ou à la SPEDIDAM : on s’occupe du formulaire, des justificatifs et du suivi jusqu’à validation
  • La déclaration de tes participations : tu nous transmets tes sessions et tes sorties, on fait les déclarations dans les règles
  • Le suivi de tes droits : on vérifie que les montants versés correspondent à ton activité réelle
  • Les demandes d’aide : on identifie les dispositifs auxquels tu es éligible et on monte les dossiers pour toi
  • La veille administrative : on te prévient des échéances, des nouvelles aides disponibles et des évolutions réglementaires

L’objectif est simple : tu te concentres sur ta musique, on gère le reste.

À retenir : Avec Muzisecur, tu n’as plus besoin de naviguer entre les sites de l’ADAMI et de la SPEDIDAM, de remplir des formulaires ou de courir après des justificatifs. On s’occupe de tout pour que tu touches l’intégralité de tes droits d’interprète.


FAQ : ADAMI et SPEDIDAM

Quelle est la différence entre l’ADAMI et la SPEDIDAM ?

L’ADAMI gère les droits des artistes principaux (chanteurs solistes, comédiens, artistes crédités sur la pochette). La SPEDIDAM gère les droits des artistes accompagnateurs (musiciens de session, choristes, figurants). Les deux collectent et répartissent les mêmes types de droits (copie privée, rémunération équitable), mais à des publics différents.

L’inscription est-elle payante ?

Non. L’inscription à l’ADAMI comme à la SPEDIDAM est entièrement gratuite. Il n’y a aucune cotisation annuelle ni frais d’adhésion. Les organismes se rémunèrent par un prélèvement sur les droits collectés (frais de gestion).

Combien de temps faut-il pour recevoir ses premiers droits ?

Après l’inscription et la première déclaration, il faut généralement compter 6 à 12 mois avant de recevoir les premiers versements. Les répartitions se font une à deux fois par an, selon les organismes et les types de droits.

Puis-je être inscrit à la SACEM ET à l’ADAMI ?

Oui. La SACEM gère tes droits d’auteur-compositeur (paroles et musique). L’ADAMI gère tes droits d’interprète. Ce sont deux droits distincts. Si tu es auteur-compositeur-interprète, tu dois être inscrit aux deux pour toucher l’ensemble de tes droits.

Je suis beatmaker, à quel organisme m’inscrire ?

Si tu produis des instrumentaux et que tu es crédité comme artiste principal (le beat est sorti sous ton nom), tu relèves de l’ADAMI. Si tu fournis des instrumentaux pour d’autres artistes sans être crédité comme artiste principal, tu relèves plutôt de la SPEDIDAM. En pratique, beaucoup de beatmakers sont inscrits aux deux.

Les droits ADAMI/SPEDIDAM sont-ils rétroactifs ?

Les droits sont prescrits après 5 ans. Si tu t’inscris aujourd’hui, tu peux potentiellement réclamer des droits sur les 5 dernières années d’activité. Raison de plus pour ne pas attendre.

Comment savoir si j’ai des droits en attente ?

Contacte directement l’ADAMI ou la SPEDIDAM avec ton identité et ta discographie. Ils peuvent vérifier si des sommes sont en attente de répartition à ton nom. Tu peux aussi passer par Muzisecur qui effectue cette vérification pour toi.


Conclusion

L’ADAMI et la SPEDIDAM ne sont pas des options : ce sont des droits fondamentaux que tu dois activer en tant qu’artiste-interprète. Que tu sois chanteur soliste, guitariste de session, choriste ou comédien, il existe un organisme qui collecte de l’argent en ton nom. Encore faut-il t’inscrire et déclarer tes participations.

Pour résumer :

  • Tu es artiste principal (ton nom est sur la pochette) → inscris-toi à l’ADAMI
  • Tu es musicien accompagnateur (tu joues pour d’autres) → inscris-toi à la SPEDIDAM
  • Tu fais les deux → inscris-toi aux deux
  • Tu ne veux pas gérer l’administratif → confie tout à Muzisecur

Ne laisse plus un seul euro de droits d’interprète sur la table. L’inscription est gratuite, la déclaration prend quelques minutes, et les sommes en jeu peuvent représenter un complément de revenu non négligeable — surtout sur le long terme.

Et si tout ça te semble encore trop compliqué, Muzisecur s’occupe de l’inscription, des déclarations et du suivi pour toi. Tu crées la musique, on protège tes droits.